Ils ont entre 25 et 32 ans, sont cadres, possèdent tous un diplôme d’études supérieures (Sciences Po, ESC…) et travaillent dans les entreprises dont ils rêvaient en tant qu’étudiants. Celles dans lesquelles il fait bon vivre, du moins en apparence : la hiérarchie existe certes mais le tutoiement avec son n+1 est de rigueur, les conversations sont ouvertes comme les portes des bureaux, la machine à café tourne à plein régime dans une ambiance conviviale et l’ensemble des salariés forme une équipe formidable prête à en découdre sur le terrain pour terrasser la concurrence et servir le client. Las ! Quelques mois suffisent à ces diplômés « qui en veulent », pour comprendre que tout ceci n’est qu’une façade. L’équipe conviviale cache en réalité un individualisme forcené, la hiérarchie est moins collet serré mais tout aussi pressante quand il s’agit de tenir les délais et de rentabiliser les dossiers, la compréhension et le respect aussi feints que le design intérieur est léché. La chute est dure, les maux terrifiants et l’envie de « s’arracher » pour son entreprise de moins en moins évidente ! Vive la petite entreprise ! A placer entre toutes les mains, surtout celles des jeunes cadres.

L’open space m’a tuer

Alexandre des Isnards, Thomas Zuber

www.lopenspacematuer.com